La lettre
exutoire
Une pratique d’écriture pour déposer ce qui pèse, laisser sortir l’émotion et retrouver davantage de paix intérieure.
Exprimer pour mieux se libérer.
En quelques mots
Une pratique d’écriture simple pour déposer ce qui pèse et retrouver de l’espace intérieur.
Libérer une émotion basse (colère, chagrin...) pour laisser place au pardon et à l’apaisement.
Le temps qu’il faut : on écrit jusqu’à sentir qu’on a fait le tour.
Papier, stylo, un endroit où s’isoler sans être dérangée.
On ne relit jamais la lettre. On la détruit en conscience, sans la montrer à personne.
Cette lettre permet de libérer le plus possible — et pas seulement la colère. Tristesse, humiliation, sentiment d’injustice… toutes les émotions basses peuvent être déposées ici, pour ne plus les porter ni les attirer à soi.
Elle permet de passer sur l’énergie du pardon — différent de la compréhension, de l’oubli ou de l’excuse —, de l’amour, et quelquefois d’accéder à de la gratitude.
Avant de commencer
Mettez-vous en conditionnement : isolez-vous, respirez profondément plusieurs fois avant de commencer à écrire. Le faire par écrit est plus puissant que par la voix. Imaginez et sentez l’émotion qui sort du ventre, remonte par le bras et sort par les doigts et le stylo : « (Prénom), je t’en veux car/pour…. » — ou, si c’est envers vous-même : « Je m’en veux pour/parce que… »
Ce n’est pas moi qui écris, mais ma colère (ou ma tristesse, mon humiliation…) !
Les étapes
Se conditionner
S’isoler, respirer profondément plusieurs fois. Laisser remonter l’émotion — colère, tristesse, humiliation, sentiment d’injustice… — pour s’en libérer. Ce n’est pas se mettre dans cette émotion, c’est la laisser sortir.
Écrire sans retenue
« (Prénom), je t’en veux car/pour…. ». Tout sortir, sans filtre, jusqu’à ce que ça se répète — signe que la lettre est terminée.
Détruire, en conscience
Par le feu, en déchirant, en enterrant — ou tout autre process qui vous fait sens, du moment que le geste est posé en conscience. Ne jamais la montrer à personne.
Points de vigilance
Comment savoir si quelque chose a bougé ?
Si la lettre est bien faite, on ressent rapidement une libération : le pardon se met en place tout seul. Une paix s’installe à l’intérieur, et on peut ré-évoquer les mêmes faits sans que cela ne fasse plus rien. Pour vérifier, on peut dire à voix haute :
« (Prénom), pour tout le mal que tu m’as fait, toutes les souffrances que tu m’as occasionnées et que j’ai ressenties à cause de toi, je ne t’excuse pas, je n’oublie pas, mais je choisis de me libérer. Et en me libérant, je te pardonne et je te demande pardon pour le mal que je t’ai fait, consciemment ou inconsciemment. »
Prenez le temps qu’il vous faut avec cette lettre. Il n’y a pas de bonne ou de mauvaise façon de la vivre — seulement la vôtre.
Cette ressource vous a été proposée par
Nathalie Rousselet
J’accompagne les personnes qui souhaitent vivre en harmonie avec elles-mêmes, avec leur histoire et avec leur lieu de vie.

